Falaises de l’éclair, Jean Dumortier 

Jean Dumortier nous a quittés mardi 8 juillet. Je voudrais saluer ici sa mémoire, celle du Poète qui a tant fait pour les Lettres belges, mais aussi celle de l’homme avec un grand « H », fier parce que d’une grande honnêteté intellectuelle, porteur d’une morale et d’une éthique qui donnait de la noblesse à tout ce qu’il entreprenait. Un tout grand Monsieur !

Traversées, revue littéraire

 

  • Falaises de l’éclair, Jean Dumortier ; Bruxelles : Le Non-Dit, 2011.

Chaque poème de ce recueil semble avoir été acheminé par la marée d’un cœur qui se donne sans condition. En effet, au détour de chaque page, Jean Dumortier vise à transmettre une vision lumineuse et joyeuse du monde, célèbre l’infinité de l’être tout en proposant une vision qui veut encore croire en un monde meilleur.

Véritable cri d’amour adressé aussi bien à la femme aimée qu’à l’univers tout entier, ce livre tend à mettre en avant les forces actives de la vie, s’oppose aux violences du temps et approche le secret perdu d’un bonheur apte à conjurer la mort. En ce sens, la poésie de Dumortier nous incite à effectuer un pas vers la lumière d’une pensée s’ouvrant aux clartés de la terre ; en ce sens, la poésie de Dumortier cherche à nous donner l’amour de la vie…

View original post 153 mots de plus

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

La secrète douceur de la douleur / est transparence / elle sort de la résignation furieuse du rêve / on entend sa source dans la bouche de l’égaré / dans la rumeur d’existence qui lui cloue la tête à l’effroi / au double pas / au double fil / à la non vérité de l’être comme non-être / le vol maladroit qui les porte / ce qui brise la lumière / mémoire confuse par ses nombres / poitrine qui dure comme une trace / le néant qui t’aime. _ Juan Gelman

Superbe texte ! Merci Robert !

Pur Rien

_secrète douceur de la douleur

View original post

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Point ne sont les couleurs connues,

point n’est l’amour appris

et ce qui, dans la mort,

nous tient au loin

n’est pas dévoilé.

 R.M. Rilke

Ecoute-moi maintenant que l’amour

comme par noire magie de la main gauche

est tombé de son ciel,

chaque fois plus radieux,

pareil à une pluie d’oiseaux brûlés,

battu jusqu’au brisement,

et tous ses os à la fin furent brisés,

pour une déesse adverse et jaune.

Et toi, ô mon âme,

prends en compte, médite le nombre de fois

que nous avons péché en vain contre personne

et une fois de plus nous fûmes ici jugés,

une fois de plus, ô dieu, sur le banc

de l’infidélité et de l’irrévérence

Ainsi donc, prends en compte,

prends-toi en compte, ô mon âme,

pour qu’un jour tu sois pardonnée,

pendant qu’en cet instant

tu écoutes impassible ou détachée enfin

de ta mortelle misère

la cascade infinie

de la sonate opus cent vingt-six de Mozart

qui efface dans une si étrange

suspension des temps

l’image successive de ta faute.

À PRÉSENT JE SAIS BIEN que tous les deux nous avons eu

une enfance commune et partagée,

parce que nous sommes morts ensemble.

Et le désir me prend d’aller jusqu’au lieu où tu te trouves

pour déposer auprès des tiennes,

comme des fleurs tardives, mes propres cendres.

Paysage avec les oiseaux jaunes

José Angel Valente

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Hello world!

Welcome to WordPress.com! This is your very first post. Click the Edit link to modify or delete it, or start a new post. If you like, use this post to tell readers why you started this blog and what you plan to do with it.

Happy blogging!

Publié dans Uncategorized | 1 commentaire